L’efficacité énergétique est un principe structurant de la transition énergétique.

La France, et plus globalement l’Union européenne, sont confrontées à des défis sans précédent qui découlent de la raréfaction des ressources énergétiques, de l’augmentation des prix de l’énergie, de l’accélération du phénomène de précarité énergétique et de la nécessité de lutter contre le changement climatique et, donc, de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Face à ces défis, l’efficacité énergétique est un outil qui permettra d’améliorer la sécurité de l’approvisionnement de l’Union européenne en réduisant la consommation d’énergie primaire et en limitant les importations énergétiques. Elle contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière rentable et, partant, à atténuer le changement climatique.

Depuis 2007, l’Union européenne s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de transition énergétique, dits des « 3 x 20 » dont l’amélioration de 20 % de son efficacité énergétique d’ici à 2020 (l’Union européenne s’est fixé un objectif de 20 % d’efficacité énergétique et non pas de 20 % de la baisse de la consommation) et de préparer la voie pour de nouvelles améliorations.

Les outils et les actions à mettre en œuvre

Différents outils ont déjà été mis en œuvre pour accélérer la transition vers une société plus économe en énergie :

  • le contrat de performance énergétique, qui est défini dans la directive du 5 avril 2006, relative à l’efficacité énergétique dans les utilisations finales et aux services énergétiques, comme « un accord contractuel entre le bénéficiaire et le fournisseur (normalement une Société de Services Énergétiques) d’une mesure visant à améliorer l’efficacité énergétique, selon lequel des investissements dans cette mesure sont consentis afin de parvenir à un niveau d’amélioration de l’efficacité énergétique qui est contractuellement défini » ;
  • les certificats d’économie d’énergie, créés en 2005 par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique, qui reposent sur une obligation de réalisation d’économies d’énergie imposée par les pouvoirs publics aux vendeurs d’énergie ;
  • les réglementations thermiques (actuellement RT 2012 et bientôt RT 2020) : la réglementation thermique française est la réglementation encadrant la performance thermique des bâtiments pour les constructions neuves en France. Elle a pour but de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage. L’actuelle réglementation en vigueur est la réglementation thermique 2012 (RT 2012) ;
  • les territoires à énergie positive : un territoire qui s’engage dans une démarche permettant d’atteindre l’équilibre entre la consommation et la production d’énergie à l’échelle locale en réduisant autant que possible les besoins énergétiques et dans le respect des équilibres des systèmes énergétiques nationaux. Un territoire à énergie positive doit favoriser l’efficacité énergétique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution de la consommation des énergies fossiles et viser le déploiement d’énergies renouvelables dans son approvisionnement.

Source : Introduction : L’efficacité énergétique, un principe structurant de la transition énergétique

 

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