L’efficacité énergétique, tout le monde est pour. Cependant, différents obstacles ralentissent son déploiement, pourtant indispensable à la transition énergétique.

Rencontre avec Céline Leroy, en charge de la Transition écologique et énergétique au sein de la Conférence des Présidents d’Université.

 

1. Bonjour Céline et bienvenue. Présentez-vous en quelques mots…

Céline Leroy, en charge de la Transition écologique et énergétique au sein de la Conférence des Présidents d’Université.

Mes missions sont multiples :

Les missions du comité sont donc multiples :

– Conforter l’implication de la CPU dans les dispositifs de valorisation des réalisations des établissements d’enseignement supérieur et de recherche en matière de transition énergétique ;

– Consolider et élargir la sphère d’influence de la CPU auprès des parties prenantes ;

– Valoriser les réalisations des établissements par la production de guides et supports nationaux, ainsi que de rencontres ;

– Sensibiliser aux enjeux du DD&RS et de rénovation énergétique du patrimoine

2. Comment définiriez-vous l’efficacité énergétique ?

L’efficacité énergétique doit s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue visant la réduction des consommations et le soutien aux dispositifs destinés à optimiser les ressources énergétiques.

Cette démarche est transversale et implique une montée en compétence des acteurs et une capacité à repenser les usages pour réhabiter les espaces de travail, d’habitation, en harmonie avec le territoire environnant.

3. Quel est votre point de vue sur les principaux obstacles en jeu?

Les principaux obstacles résident dans le manque de compétences systémique de la part de certains acteurs et dans l’absence de politique volontariste de l’Etat dans ce domaine.

4. Quels leviers, dans votre domaine d’activité, pourraient être utilisés pour accélérer les choses ?

Outre les engagements et responsabilité sociale et environnementales portés par la CPU, celle-ci s’emploie à faire reconnaître les établissements de l’ESR comme opérateurs urbains, implantés sur l’ensemble des territoires, qui représentent une chance pour relever les défis d’un développement durable de nos sociétés.

Dans un contexte d’inquiétude, voire de rejet des citoyens à assumer les contraintes de la transition écologique, les établissements de l’ESR sont à même d’accompagner les engagements climat pris par la France et de montrer la voie, en particulier pour réussir à satisfaire les obligations réglementaires votée en 2018.

5. Quels résultats ou changements concrets vous amèneraient à considérer que la transition énergétique est réussie ?

Il faudrait engager une transformation profonde de notre système au bénéfice de la transition énergétique, changer notre relation au travail, à notre habitat, à la mobilité, il faudrait inventer un nouveau modèle sociétal.

A propos du comité de la Transition écologique et énergétique de la CPU

Le comité de la Transition écologique et énergétique de la CPU, co-présidé par Annick Allaigre, Présidente de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, et Jean-Marc Ogier, Président de l’Université de La Rochelle et membre du Conseil d’administration de la CPU, se réunit chaque mois autour d’une trentaine de participants, Président.e.s d’université, responsables en charge du développement durable, de la responsabilité sociétale, du patrimoine ou de la qualité, vice-président.e.s et chargé.e.s de mission issu.e.s des établissements membres de la CPU, ainsi que des invités permanents tels que les représentants du  Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et de la Caisse des Dépôts.

Le réseau constitué par la CPU s’est étoffé depuis sa création en 2010, passant de 25 à plus de 270 référents début 2019, responsables en charge de la Transition écologique, du patrimoine et des enjeux liés à la responsabilité sociétale et au climat dans les établissements, répartis sur l’ensemble du territoire et représentant quasiment les 128 membres de la CPU.

La Conférence est devenue un acteur incontournable. Elle est sollicitée par de nombreux acteurs,  des think tank comme The Shift Project, des réseaux étudiant.e.s, dont les porteurs du Manifeste pour la Transition écologique, ou encore des associations françaises ou étrangères qui souhaitent tisser des liens avec l’enseignement supérieur et  la recherche comme l’Association internationale des universités (IAU), etc.

La CPU a tenu à être partie prenante des COP climat et s’est engagée très tôt en faveur des Objectifs de développement durable.

La Conférence est membre du Comité de labellisation DD&RS piloté par le réseau CIRSES (Collectif pour l’intégration du DD&RS dans l’enseignement supérieur qui compte aujourd’hui près de 130 établissements membres, universités et écoles), du réseau des économes de flux des universités, du Plan Bâtiment durable, de la Plateforme RSE de France Stratégie, du Conseil national de la transition écologique, du Club des organismes et établissements publics pour le DD, du conseil d’administration du Comité 21 et du réseau Vivapolis pour la ville durable . Elle collabore étroitement avec l’Association des villes universitaires de France sur divers sujets. Les Ministères sont également des interlocuteurs privilégiés afin d’assurer la cohérence des positions prises au niveau national sur des enjeux essentiels tels que le patrimoine.

 

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