L’Europe est confrontée à une hausse de la demande d’énergie, à la volatilité des prix et à des ruptures d’approvisionnement. En outre, elle doit réduire l’impact du secteur de l’énergie sur l’environnement.

Pour affronter ces problèmes, il a été nécessaire d’établir une stratégie européenne claire en matière d’énergie. Cette politique énergétique poursuit trois grands objectifs:

  • la sécurité de l’approvisionnement
  • la compétitivité
  • la durabilité

La Commission a lancé un projet d’Union européenne de l’énergie. Celle-ci vise à garantir aux citoyens et aux entreprises de l’UE une énergie sûre et respectueuse de l’environnementà un prix abordable.

L’énergie circulera librement d’un pays à l’autre. Les nouvelles technologies, les mesures d’efficacité énergétique et la modernisation des infrastructures  contribueront à réduire les factures des ménages, à créer de nouvelles compétences et de nouveaux emplois et à stimuler la croissance et les exportations.

L’Union de l’énergie s’appuie sur la politique européenne de l’énergie existante, et notamment sur le cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 et la stratégie européenne pour la sécurité énergétique.


Parole d’expert : Jean ROCHET, Directeur Adfirmo

Aujourd’hui nous parlons d’Europe et d’efficacité énergétique avec Jean Rochet, Directeur Adfirmo

Adfirmo et ses 130 consultants-experts sont, depuis plus de quinze ans, au contact et à l’écoute d’administrations publiques et d’entreprises qui souhaitent, d’une part, acquérir de nouveaux savoir-faire et, d’autre part, développer des techniques et des compétences innovantes.

De tels investissements s’avèrent toujours être au service de la qualité et contribuent, à terme, à l’amélioration du travail fourni, à la croissance et au développement.

Le cabinet Adfirmo assure ainsi des missions de conseil et de formation auprès des principales administrations publiques françaises (Services du Premier ministre, ministère de l’Economie et des Finances, ministère de la Transition écologique et solidaire, préfectures, élus, collectivités territoriales, établissements publics,…) sur des thématiques variées telles que les montages juridiques complexes, l’analyse et l’ingénierie financières ou encore l’accompagnement et l’assistance dans la mobilisation des financements européens.

1. Bonjour Jean et bienvenue. Commençons par une question toute simple, mais essentielle… Comment définiriez-vous l’efficacité énergétique ?

Pour l’Union européenne, l’efficacité énergétique constitue une réelle priorité.

La directive de 2012 contient tout un ensemble de mesures contraignantes qui doivent aider l’Europe à atteindre son objectif d’efficacité énergétique de 20% à l’horizon 2020. Selon ce texte, les pays de l’UE sont tenus d’utiliser l’énergie de manière plus efficace à tous les stades de la chaîne énergétique, de la production jusqu’à la consommation finale. Avec la prise de conscience actuelle liée à l’importance des enjeux mais aussi à l’urgence qui n’est plus contestée, il est même question de renforcer ces objectifs.

Il faudra voir si les Etats parviennent à trouver un consensus pour adopter un dispositif encore plus ambitieux.

2. Quel est, donc, votre point de vue sur les principaux obstacles en jeu ?

Ils sont de plusieurs ordres.

Du point de vue politique tout d’abord, les réticences parfois exprimées par les pays émergents pourraient paraître légitimes pour des raisons historiques. Mais l’effort doit néanmoins être collectif. Les projections dessinées par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) révèlent d’ailleurs que la demande d’énergie augmentera presque de moitié à la fin de la prochaine décennie par rapport à son niveau actuel.

Les aspects sociaux et sociétaux voire comportementaux méritent ensuite d’être intégrés dans la politique environnementale. Les efforts devront ainsi être répartis équitablement même si toute la population doit être mise à contribution.

La dimension économique constitue enfin un frein considérable. En dépit de son aspect tout à fait rentable à moyen ou long terme, l’investissement dans les énergies renouvelables continue de représenter un coût élevé pour l’ensemble des acteurs publics et privés.

3. Quels leviers, dans votre domaine d’activité, pourraient être utilisés pour accélérer les choses ?

Concernant les politiques d’accompagnement et les financements, l’Union européenne est très présente et très active. Les opportunités existent et les projets potentiellement éligibles ne manquent pas. Mais il reste à effectuer des montages qui comprennent un travail administratif avec l’ensemble des entités impliquées, politique avec la définition d’objectifs ciblés mais également financier et technique.

C’est dans cette logique que le cabinet Adfirmo propose une assistance technique et un accompagnement aux collectivités soucieuses de bénéficier de la manne financière de l’Union. Ces politiques d’appui sont importantes et permettent bien souvent de mener à bien des projets structurants pour tout un territoire.

4. Quels résultats ou changements concrets vous amèneraient à considérer que la transition énergétique est réussie ?

Au-delà du développement attendu de toutes les énergies décarbonées, il conviendra de diminuer de manière très significative la proportion des gaz à effet de serre au sein de notre consommation d’énergie. Celle-ci est aujourd’hui issue pour plus des deux tiers de combustibles fossiles.

L’établissement d’un « mix » énergétique équilibré et rentable devra au demeurant assurer une continuité d’approvisionnement permettant de faire face aux pics de demande.

 


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