Financer la transition énergétique est un enjeu de taille. Dans la préface du livre « Financer la transition énergétique » de Alain GRANDJEAN  et Mireille MARTINI, Nicolas HULOT rappelle que  « lors de la COP21 en décembre 2015 à Paris, 195 pays se sont engagés à limiter l’élévation des températures sur terre à moins de 2 °C, car le dérèglement climatique menace la planète, ses habitants, sa biodiversité et ses économies. » 

Concrétiser cet objectif suppose que les États et les entreprises prennent des engagements très précis et vérifiables. Mais où trouver l’argent pour engager dès maintenant cette transition énergétique alors que la finance reste rivée à des obligations de rendements rapides et élevés et que les acteurs publics et privés sont lourdement endettés ?

Après avoir établi un diagnostic des actions à mener, FEEED propose des leviers pour mobiliser les ressources financières nécessaires à la transition énergétique, en montrant clairement qu’agir coûte moins cher que subir. Ces solutions sont :

Une obligation convertible est un instrument financier habituellement destiné à ceux qui veulent investir en bourse sans devenir obligatoirement actionnaires, c’est-à-dire investir dans des actions avec un risque modéré.

Très prisée des Investisseurs Institutionnels et des sociétés de Capital Risque, l’obligation convertible, est à la fois une obligation et une action. En effet, notre OCA FEM 2017 a pour principale caractéristique de pouvoir être remboursée entièrement à terme, tout en bénéficiant d’intérêts trimestriels, annuels ou in fine (au bout de 5 ans).

Le 9 décembre 2016, nous avons mis en place l’obligation convertible FEM 2017 à la hauteur de 2 610 000 euros. (montant réel en souscriptions)

Suite à notre levée de fonds, 28 investisseurs ont investi dans ce capital. Chaque année, nous offrons à nos investisseurs 6% de rentabilité sur leur investissement. 


Parole d’expert : Christophe ADAM, FEEED

Aujourd’hui nous parlons de transition énergétique et des moyens de la garantir et la fiancer  avec Christophe ADAM, Président FEEED. 

1. Bonjour Christophe et bienvenue. Commençons par une question toute simple, mais essentielle… Comment définiriez-vous l’efficacité énergétique ?

Dans le monde actuel toutes les économies possibles sont bonnes à prendre, l’efficacité énergétique fait partie de ses leviers.

Je définis l’efficacité énergétique comme une source de solutions à des problèmes budgétaires de certaines entreprises fortement consommatrices. Être efficace dans le management de son énergie c’est prouver que l’on avance dans le bon sens de l’histoire.

2. Quel est, donc, votre point de vue sur les principaux obstacles en jeu ?

Les obstacles sont peu nombreux, à mon sens. On peut d’ailleurs voir cela en Métropole avec les arrivées de nombreux fournisseurs d’énergie suite à la loi NOME.

EDF propose des CEE (Certificat d’Economie d’Energie) pour encourager les professionnels et les particuliers en ce sens. On parle des problèmes des infrastructures vieillissantes dans différents secteurs d’activités cependant il y a des solutions existantes, telles que le CPE (Contrat de Performance Énergétique).

3. Quels leviers, dans votre domaine d’activité, pourraient être utilisés pour accélérer les choses ?

Le CPE bien évidemment ! Le CPE a un net avantage sur ses différents concurrents comme le leasing ou le crédit bancaire. Le CPE apporte un gage de garantie avec des OPE (Objectifs de Performances Énergétiques) à atteindre, et cela est le travail de la société mettant à disposition le CPE à un tiers consommateur d’énergie.

4. Quels résultats ou changements concrets vous amèneraient à considérer que la transition énergétique est réussie ?

Ce qui me ferait dire que la transition énergétique est réussie c’est sont ces résultats  :  un taux d’émission de CO2 plus faible, plus de régulation et de monitoring dans les espaces énergivores, une meilleure isolation et une écoute encore plus approfondie des différents acteurs allant du gouvernement jusqu’aux  chefs d’entreprises.

Aussi je trouve intéressante comme mesure la taxation à 20 fois son prix du fluide utilisé dans la grande distribution, tel que le R404 A qui a un PRP (Potentiel de Réchauffement Planétaire) supérieur à 2500. Cela représente un vrai danger d’appauvrissement de la couche d’ozone.

Certes, il s’agit de décisions délicates pour tous les acteurs concernés, du frigoriste au patron d’établissement, mais les installations ont besoin d’être modernisées pour garantir aussi plus confort. Je dis à tous ses utilisateurs de froids frigorifiques… penchez-vous sur le CPE !

 


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